Courée des Oursins

Courée Castejon

Courée Mouraille

Courée Arnaud

Courée Sacomanne

Courée Fenouil-Puget

Courée de la Redonne

 

 


L' inventaire à l'Estaque

Au sein du programme Patrimoine intégré portant sur le territoire du Grand Projet de Ville de Marseille (15e et 16e arrondissements), le Service régional de l’Inventaire (Ministère de la Culture et de la Communication - Direction régionale des Affaires culturelles) et l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération marseillaise conduisent l’étude de l’architecture et de l’urbanisme du quartier de l’Estaque.

  Les objectifs en sont simples et multiples : porter un nouveau regard sur le quartier, comprendre et faire connaître un paysage urbain, si familier qu’il semble exister de toute éternité, en retracer l’histoire et l’évolution morphologique, mettre en lumière un environnement architectural où se mêlent banalités et singularités.

Quartier de la Fontaine des Tuiles - Vue aérienne

Quartier Saumaty - Vue aérienne

     

    Patrimoine intégré

                   En 1994, le Ministère de la Ville a inscrit l’essentiel des périmètres des 15e et 16e arrondissements de Marseille au titre des sites prioritaires de la politique de la ville, les Grands Projets Urbains.
    La mutation urbaine induite peut provoquer, dans le paysage comme dans les mentalités des habitants des quartiers concernés, un bouleversement générateur de ruptures d’identité.

                  Pour éviter cette rupture et maintenir la cohésion sociale au même titre que celle du tissu urbain, il a paru opportun de mettre en place un processus culturel d’accompagnement à ces mutations, basé sur une approche patrimoniale. .N’est-il pas en effet dans ce contexte plus que jamais nécessaire de porter un regard sans exclusive sur ces quartiers jugés a priori " a-patrimoniaux ", et de mettre en évidence l’existence d’un patrimoine familier et intime, réellement identitaire ?

                   Ces considérations fondent le projet expérimental de patrimoine intégré que l’Etat, la Ville de Marseille et la Région ont décidé de mettre en oeuvre sur le quartier de l’Estaque. Ce projet associe la démarche scientifique et méthodologique de l’Inventaire général, appliquée à l’étude et à la valorisation du patrimoine matériel, et la démarche d’anthropologie urbaine appliquée à la mémoire collective.
           Il poursuit également l’objectif d’une valorisation permanente et d’une restitution immédiate aux habitants, en concertation avec les différents opérateurs institutionnels.

                   La notion de patrimoine intégré permet de prendre en compte, au-delà du monumental, tous les aspects du Patrimoine comme élément du cadre de vie. Ses quatre fonctions fédèrent les compétences autour d’un programme commun :

    • Faire connaître aux habitants et diffuser cette connaissance plus largement ;

    • Protéger, entretenir, conseiller ;

    • Connaître et recenser ;

    • Eduquer, former, favoriser la création.

    Quartier de l’Estaque: répartition des différents types d’habitats

     

    La carte de l’habitat dans le secteur urbain de l’Estaque-Les Riaux montre une répartition entre deux grandes catégories, l’habitat collectif et l’habitat individuel, largement majoritaire.
    Chacune de ces catégories se divise en plusieurs types : maison de ville avec ou sans jardin, maison pavillonnaire, immeubles à appartements, immeubles à logements avec ou sans espace commun, courées.

    "Villa France" maison de ville avec jardin à l’arrière,
    68 boulevard Fenouil, 1933.

    Maison pavillonnaire
    36 boulevard Albin Bandini,
    1930-40

    Immeuble à logements
    avec jardins,
    21 à 37 traverse Bovis, 1900.

    Immeuble à appartements,
    161 boulevard Roger Chieusse, 1931.

     

    Classé dans la catégorie de l’habitat collectif, le type particulier de la courée constitue un phénomène architectural et social qui emprunte ces caractéristiques à la fois à la maison individuelle et à l’habitat collectif. En très petit nombre à l’Estaque, il est également présent dans d’autres banlieues marseillaises et dans d’autres villes ouvrières de la région, comme par exemple Port-Saint-Louis-du-Rhône. C’est cependant dans les villes industrielles du Nord, Roubaix et Tourcoing en particulier, que les courées sont à la fois les plus nombreuses, les plus célèbres et les mieux étudiées.


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