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L'Adroit est le seul quartier de Cervières a avoir échappé aux bombardements de 1945. Cette demeure, restée inhabitée depuis le début du XXe siècle, a été muséifiée en l'état. Au XIXe siècle, elle n'était habitée que de la mi-décembre à la mi-avril; le groupe familial était alors réduit par l'émigration hivernale. Le reste de l'année, les propriétaires vivaient dans leurs demeures de la Chalp et des Fonts. |
Comme toutes les autres maisons du bourg de Cervières, celle-ci ne servait donc que pendant les quatre mois les plus froids et, pendant toute cette période, les membres de la famille restés au village vivaient à l'étable avec leurs bêtes. La table, les sièges et le poêle étaient placés sur un plancher, à proximité de la fenêtre (le vaisselier est un ajout récent) ; les lits, hauts sur pieds, pour parquer les agneaux dessous, et leurs bancs-coffres-marchepieds s'alignaient contre le mur est. Les stalles des vaches et du mulet occupaient le mur nord ; les brebis étaient groupées au centre de la pièce.
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La fougagne,
voûtée en berceau, n'était qu'une annexe utilisée
pour la préparation du fromage. La cheminée, dotée
d'une potence en bois pivotante, y faisait face à la presse à
tomme et à une armoire à fromage grillagée. A la
fin du XIXe siècle, les repas étaient préparés
sur le poêle de l'étable, cet espace n'était pourtant
meublé que de quelques étagères suspendues alors
que la fougagne comportait un dressoir à armoire latérale.
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L'étable et la fougagne sont distribuées par un petit vestibule qui semble avoir été rajouté après coup, comme peut-être l'escalier intérieur d'accès à l'étage. Les courts rajoutées a posteriori sont fréquentes à Cervières. Les niveaux construits en soubassement sont en maçonnerie, les niveaux supérieurs en pan-de-bois.